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Archive pour février 2010

Mon Solex 330v0 de 1954.

En fouinant sur Le Bon Coin, toujours à l’affut d’une vieille épave pas trop cher, je suis tombé sur LE Solex de mes rêves. J’avais déjà quelques beaux modèle j’en conviens, mais pour qui s’intéresse à la chose et veut se faire une petite collection sympa, un modèle à cadre « Col de Cygne » s’impose. Je recherchais donc un 45cc mais j’ai trouvé un 330. En fait, au niveau cadre, le 330v0 (vo=1ère version) est identique au 45cc dernière version. Seul le moteur est un peu différent, mais si peu…. C’est donc un Solex cadre Col de Cygne en roues de 600, et moteur sans embrayage. Sans embrayage signifie en clair qu’il faut éteindre le moteur au feu rouge et le redémarrer au feu vert, on ne peux pas rester à l’arrêt moteur tournant.

J’ai donc été chercher cette épave près de Laval, un trajet de près de 500kms aller/retour. Mais arrivé là bas, bonne surprise, la vendeuse me donne en prime une « Cyclorette Terrot ». Pour 50 roros le tout, je suis pas fâché. La Cyclorette Terrot est également un cyclomoteur à galet, mais celui ci entraine la roue arrière et le poteur est situé sous le cyclo comme les mobylettes actuelles. Sera elle refaite un jour ? Je n’ai pas encore la réponse……..

Voilà donc la belle épave, ramenée après 6h de route.

330v0droitelight.jpg

Il est franchement dans un sale étât ! Les copains du forum l’auraient utilisé comme banque de pièces, mais moi je voulais lui redonner vie :-) . De plus il est quasiment complet. On peux voir en arrière plan la cyclorette Terrot.

Un petit inventaire avant de se lancer dessus : Les roues, la béquille, la boite à outils, le dessus de selle, le guidon sont rongés de rouille. Le piston est grippé dans le cylindre. Le reste est certes bien rouillé, mais ratrappable.

Je trouvais assez rapidement les pièces à changer, et eu même la chance de trouver une fourche en bon état car je me suis vite aperçu qu’elle était faussée (le solex avait du être descendu d’une grange un peu violement…). Il m’a donc fallu acheter pas mal de choses pour remettre ce Solex en route : Guidon, fourche, béquille, roues, boite à outils, dessus de selle, piston/cylindre + bien entendu joints et roulements moteur.

J’ai eu une bonne surprise au démontage, sous une robe maculée de rouille, tous les boulons et écrous ont acceptés de se démonter sans aucune casse ce qui est assez surprenant. C’est toujours bien de pouvoir conserver la visserie d’origine, introuvable de nos jours (les boulons de 6 on une tête pour clef de 9 et non 10, de plus la tête est bombée sur certains, et c’est ainsi pour toute les tailles de boulons et écrous). J’aurais donc tout loisir de rezinguer ma boulonnerie d’origine.

Il m’a fallu pas mal de temps pour sabler ce cadre car il était quand même bien attaqué ! Mais ça s’est fait tranquilou, 1h par çi 1h par là. C’est au niveau de l’aprèt garnissant que ce fut un peu longuet, en effet pour boucher les trous de corrosion il faut passer une couche d’aprèt, poncer, re couche d’aprèt, re poncer, et ainsi de suite jusqu’à obtenir une surface propre et exempte de trous ou aspérités. La faut pas être pressé. Mais un Solex de 1954, ça se mérite ! Au bout d’un bon paquet d’heures de préparation, le moment de passer la peinture noire (Ral 9005) arriva juste au début du printemps, temps idéal pour peindre au pistolet en extérieur. Rendu à ce stade, le 1er week-end de temps sec et clairest mis à profit pour passer la finition, 1ère couche le vendredi après le taf, 2ème samedi en début d’après midi, et le dimanche traçage des filets rouges et blancs. Et ça c’est pas une mince affaire ! Mais le résultat est acceptable, même s’il n’est pas parfait, il faut parfois accepter de ne pas être capable de tout faire d’une façon exemplaire et se contenter que ce que l’on peux faire.

Voiçi donc quelques vues de l’avancement :

colcygnemail.jpgfiletspicesmail.jpgp1040211.jpg

Cliquez sur la vignette pour agrandir.

Ces filets ont été réalisés au prayon « Posca » puis j’ai passé une couche de vernis pour garantir leur tenue dans le temps. Ils sont un peu trop épais par rapport à l’origine, mais au final c’est assez joli.

Il est maintenant possible de passer au remontage du cadre car j’ai profité de quelques heures perdues pour préparer la visserie, y a pu ka remettre tout ce bazard en ordre, pas de série TV ce soir……

Ca avance à petits pas, faut pas déraper avec un outil sous peine d’abimer la belle peinture………

J’avoue avoir un peu galéré sur le montage du frein arrière, il m’a fallu faire des pauses plutôt que de m’arracher le peu de cheveux qu’il me reste hahaha ! Mais à force on y arrive, voilà ce que ça donne :

330montage.jpg

Le voilà donc prêt à être démarré.

330octobre09.jpg

La mise en route sera par contre assez laborieuse. Après avoir refait le moteur, remonté tout en ordre, réglé les rupteurs, fait le plein, je pensais être en droit d’avoir la joie d’un démarrage au premier essai. Ben non ! Pas d’allumage ! Je re teste la bobine, elle est bonne. Je controle les rupteurs, aie le courant passe pas, la lime à ongles de Madame me rendra un fier service pour nettoyer la surface de contact des dites vis platinées. Ca y est, j’ai une belle étincelle bleue à la bougie. Je retente de démarrer, je pousse sur 10m, 100m, 500m, pfiouuu je suis mort ! Il a bien péter 1 fois ou 2 mais ne démarre pas le bougre ! J’ai finalement recontrolé le circuit d’essence pour me rendre compte que le débit est faible, il doit y avoir une prise d’air quelque part…..En effet, le tube en cuivre qui va du réservoir à la pompe à essence est désoudé. Démontage, étamage, remontage puis essai, et là, pom pom pom ça y est il roule, yessss! Bon, l’euphorie retombe bien vite avec l’arrivée de la panne, allumage capricieux. Il m’a fallu changer le fil de bougie, et surtout nettoyer à nouveau la platine rupteurs car avec l’age c’était plein de faux contacts, un bain d’acétone est venu à bout de toutes ces saletées qui foutaient le bazard. Ensuite, au bout de 50 kms le galet a explosé (ce n’est en fait que du corindon collé sur un moyeu, alors avec l’âge……), j’en ai trouvé un autre en très bon état, et dupuis j’ai parcouru plus de 300kms et tout va bien.

Coté performances, n’oublions pas que c’est un Vélo Solex. Sur le plat et surtout sans vent de face il accepte volontier une vitesse de croisière de 28/30 km/h, par contre au moindre faux plat il faut pédaler un peu, et dès que ça grimpe un peu plus bennnn faut pédaler plus :-) mais comme le cadre est adapté au pédalage c’est pas trop contraignant.

C’est vraiment ma plus belle réalisation, et même si il se traine franchement sur la route, il reste mon favoris. Seul point noir, quand je part rouler avec mon fils qui lui prends le 3300, j’arrive pô à le suivre………

D’autres photos à suivre.



Et maintenant, un 3800 Super Luxe Bleu.

A peine fini le 2200v1 j’attaque le Solex de couleur auquel je pensais déjà depuis quelques temps. En effet, le Solex a été produit en Blanc, Bleu ou Rouge en version Luxe et aux mêmes couleurs avec gardes-boues inox en version Super Luxe. Mon choix s’est porté sur le Super Luxe Bleu car associé à quelques pièces Gris Souris je trouvais l’ensemble du plus bel effet.

Je commencais donc le décapage du cadre, grace à la méthode du sablage cette fois çi. Je me suis donc équipé d’un compresseur à air de 100L bi-cylindre associé à une caisse de sablage fabrication maison. Cet investissement me permets de travailler dès que j’ai 1h devant moi, et la préparation du métal de cette façon favorise amplement l’accroche de la peinture d’aprèt, tout en débarassant le cadre de sa corrosion.

Voiçi donc ma caisse de sablage.

caissesablage.jpg

Voilà donc de quoi sabler un cadre démonté. C’est une 1ère, je pense refaire ça différement par la suite car il y a quelques améliorations à apporter. Mais ça fonctionne déjà pas mal.

Il m’a donc fallu quelques temps pour sabler tout le cadre, d’autant que la peinture d’origine était bien solide par endroits. Mais il n’aurait pas été sérieux de faire une peinture sans tout décaper avant.

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Ce petit coin du local Solex protégé par des bâches car la peinture au pistolet ça vole partout. Voilà donc une partie du cadre passé à l’aprèt, le lendemain c’est la 1ère couche de Bleu.

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Et voilà, le Bleu passé, reste plus qu’à laisser bien sécher et commencer le remontage. Pendant ce temps de séchage j’en ai profité pour remonter le moteur car pour chaque Solex refait le moteur est lui aussi refait.

On commence donc le remontage dans l’atelier :

 bleucadre001.jpg

p1030761.jpg

A ce stade il reste juste les pédales, les poignées de freins et d’accélérateur (et oui celui là est doté d’une poignée tournante permettant de gérer la puissance !!).

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Et voilà la bête ! L’est pas beau ? Pas encore tout à fait terminé car il a depuis reçu un dessus de selle gris clair d’époque, un pare choc chromé de plus bel effet et des sacoches assorties. Photo à suivre…….

Celui là est très agréable à conduire car le moteur a pas mal de couple ce qui permets de monter les côtes sans pédaler, et comme de plus je lui ai monté le dernier cylindre Solex le TUM 80 A 6.5 (le plus abouti de la série) il atteind les 35km/h sur le plat sans problèmes. C’est certes bien peu si l’on compare aux scooters de nos jours…….mais à cette vitesse on profite pleinement du paysage en roulant sur des cyclos qui ont une âme.

Je vous parlerai dans l’article suivant de mon Solex 330v0 de 1954, encore une bien belle machine.

 

 

 

 

 

 



Le Solex 2200v1 terminé

Le cadre étant remonté, il restait donc la partie vitale à remonter. Le moteur ayant été démonté de A à Z, nettoyé et remonté avec toutes les pièces d’usures changées ainsi que des joints neufs, il me tardais d’installer tout ça sur le cyclo et de tenter le 1er démarrage. Pour celui là, il m’a fallu me documenter un peu car je ne connaissais pas encore la façon de régler la soupape de décompression. Fort heureusement toutes les réponses se trouvent sur le forum dédié aux passionnés du Solex, www.cyclogalet.net forum incontournable car sans eux je n’en serais pas là. Le moteur fut donc monté en quelques minutes, puis quelques tours de roues suffiront à le faire « pêter », et hop en avant Guingamp le voilà parti. Pas bien vif en effet ce modèle, mais je le savais, donc ce fut un réel plaisir de parcourir quelques kilomètres à 28/30 km/h en ayant le temps d’admirer le paysage.

Quelques images de cette belle monture…..

Solex 2200v1
Album : Solex 2200v1
Voiçi donc le 2200v1 terminé
7 images
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Et me voilà au rallye Solex de Quiberon, déguisé en « Don Solexo », super ambiance encore une fois :-) , près de 70 Solex encore cette année !